En juillet j’ai lu

avion en route vers les vacances

Source de la photo : Visualhunt.com

A l’heure où vous lirez ces lignes il y a de fortes chances pour que nous soyons en train de survoler l’océan Atlantique, en route pour la Guyane ! Comme vous allez le constater rapidement, je n’ai pas spécialement profité du mois de juillet pour préparer mes vacances par des lectures… Rassurez-vous, on a quand même regardé la saison 1 de Guyane pour se mettre dans l’ambiance !

Chroniques martiennes – Ray Bradbury

Chroniques martiennes - Ray Bradbury

J’ai tout d’abord poursuivi mon retour vers la science fiction avec Ray Bradbury et son recueil de nouvelles. J’avais lu Farenheit 451 au lycée – ou au collège ? – et j’en étais restée là. Mais sur une implusion soudaine je l’ai quand emprunté à la bibliothèque, en même temps que celui d’Asimov (ils étaient sur la même étagère !). Et c’est une bonne surprise !

Déjà, les nouvelles de ce recueil ne sont pas déconnectées les unes des autres. Les récits, plus ou moins longs, se suivent chronologiquement et retracent l’histoire de la colonisation de Mars par les humains à partir des années 2030. Et ce que j’ai aimé dans ces histoires c’est qu’elles nous racontent surtout une Amérique, celle des pionniers qui ont conquis les grandes étendues du continent. Du coup, Mars se retrouve d’abord peuplée d’aventuriers qui se bourrent la gueule et balancent leurs canettes dans la nature en essayant de descendre tout ce qui bouge. Les colons détruisent la civilisation des Martiens, importent le monde terrien.

Au moment où je lisais ces nouvelles, je regardais la série Lost in space sur Netflix, qui est un peu le contraire du monde décrit par Bradbury : les colons qui quittent la Terre sont choisis en raison de leurs compétences dans tel ou tel domaine histoire de créer une meilleure société. Bref, j’ai pris les Chroniques martiennes comme un témoignage, moitié science fiction old school et moitié témoignage historique de la conquête US, et j’ai bien aimé !

Au Sud de la frontière, à l’ouest du soleil – Haruki Murakami

Au Sud de la frontière, à l'ouest du soleil - Haruki MurakamiHajime mène une vie sans histoire : après avoir travaillé quelques années dans une entreprise d’édition comme correcteur, il se marie et ouvre une boite de jazz, puis deux. A l’approche de la quarantaine, il a deux enfants, son entreprise est prospère, bref, tout va bien. Mais il reste hanté par le souvenir de deux femmes qui ont marqué sa vie et qu’il a perdues de vue : Shimamoto-san, son amie quand il avait 12 ans, la seule autre enfant unique de la classe, et Izumi, sa première petite amie, rencontrée à 17 ans et qu’il a profondément blessée.
Quand Shimamoto-san entre dans son bar, un soir de pluie, sa vie se retrouve chamboulée, entre la réalité du quotidien et le rêve d’absolu qu’elle incarne.

J’avais déjà lu ce court roman il y a une dizaine d’années, et je me souviens l’avoir beaucoup apprécié. A la relecture, j’ai eu une nouvelle fois un coup de foudre pour cette ambiance calme et mélancolique qu’on retrouve souvent chez Murakami. Je suis ravie de l’avoir redécouvert et il me donne envie de relire plus mes livres ! C’est une jolie histoire d’amour mélancolique et nostalgique, qui pose la question des choix, de l’existence du grand amour, mais aussi de la crise de la quarantaine et du poids du quotidien.

La femme au Moyen-âge – Jean Verdon

La Femme au Moyen-âge (Jean Verdon)

Je dois avouer que j’ai une passion pour les boutiques de souvenirs des musées, zoos et autres lieux touristiques. En particulier, j’adore voir quels ouvrages ils proposent. Je repars rarement les mains vides, au grand désespoir de Sophauxmanettes (d’autant plus que j’ai bien évidemment transmis cette passion boutique de souvenirs aux filles, ah ah !). J’ai donc ramené cet ouvrage de notre visite au Château de Tiffauges il y a quelques mois. J’avais hésité avec une biographie de Gilles de Rais, mais tout compte fait je n’avais pas forcément envie d’en savoir beaucoup plus sur ce sombre personnage.

Ce livre assez court (un peu plus d’une centaine de pages) aborde les différents aspects de la vie des femmes au Moyen-Âge : les rôles social, politique et religieux, les différents âges de la vie, la maternité, la culture, etc. Ce qui est intéressant, c’est qu’il passe en revue tous ces aspects. Il n’oublie pas non plus que, dans la plupart des cas, ce sont les hommes qui ont laissé les écrits que les historiens d’aujourd’hui étudient. Evidemment, rien n’est très creusé, et finalement ce que je pourrais reprocher à ce bouquin c’est qu’il reste très généraliste. Et en même temps, difficile de résumer ou condenser la vie de la moitié de l’humanité, pendant 1 000 ans et sur tout le territoire européen. Ça reste un livre généraliste et facile à lire, qui m’a permis d’assouvir ma curiosité !

Sacrées Sorcières – Roald Dahl

Sacrées sorcières - Roald Dahl

Tiens, un Roald Dahl que je n’avais jamais lu ! Je suis tombée il y a quelques jours sur un extrait de Sacrées Sorcières lu par la talentueuse Pénélope Bagieu, et je me suis aperçue que même si nous avions ce livre à la maison, je ne l’avais jamais lu. Dont acte !

Le narrateur est un petit garçon d’une dizaine d’années, dont la grand-mère, une vieille dame norvégienne plutôt haute en couleurs qui décide de lui apprendre à éviter les sorcières. Parce que figurez-vous qu’elles ne sont pas si faciles que ça à identifier, et pourtant elles sont vraiment dangereuses, détestent les enfants et ne cherchent qu’à les transformer en divers animaux peu ragoutants. Pas de chance, la station balnéaire dans laquelle ils passent leurs vacances héberge aussi un mystérieux colloque… Il n’est ps certain que tous les protagonistes sortent de cette histoire indemnes.

On retrouve dans ce roman des éléments autobiographiques de Roald Dahl – la Norvège, les stations balnéaires, l’enfance plutôt aisée pour l’époque – ainsi que certains de ses thèmes fétiches – les adultes pas toujours très sympas avec les enfants, la magie. J’ai particulièrement aimé la relation entre la grand-mère et son petit-fils, et la façon dont ils acceptent avec beaucoup de philosophie et de pragmatisme les événements tragiques auxquels ils doivent faire face. Encore un roman pour enfants qui peut tout aussi bien être apprécié des adultes !


On se retrouve dans un mois avec la réponse à une grande question : l’attrait de la piscine et de la sieste aura-t-il été plus fort que celui de la pile de romans que je glisse dans ma valise ?

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