En juin j’ai lu…

Un mois de juin plutôt éclectique : BD, science fiction et Margaret Atwood (je ne sais pas comment la classer : littérature féministe peut-être ?).

Notes – Tome 11 : Un royaume magique

Un-royaume-magique

C’est le dernier tome tiré du blog de Boulet, un mélange d’autofiction et de réflexions sur la société. Si jamais vous ne connaissiez pas, je vous invite de toute urgence à découvrir son travail, que ce soit son blog ou les 10 volumes précédents de la série Notes.

Je suis toujours aussi fan de la façon dont l’auteur voit la vie, de son trait direct et efficace. Je pense que c’est un des auteurs dont je me sens la plus proche, que ce soit en termes de références culturelles ou de mode de vie.

Même si je connaissais déjà une bonne partie des planches pour les avoir découvertes en ligne, j’ai toujours autant de plaisir à les découvrir en livre. Bref, à lire et relire, clairement je ne m’en lasse pas !

Captive (Margaret Atwood)

captive margaret atwood

Ce roman s’inspire d’un fait divers survenu au Canada au 19ème siècle : une jeune domestique avait été accusée des meurtres de son employeur et de sa gouvernante. L’opinion publique avait été très partagée quant à son sort. Personne n’avait pu déterminer si elle était coupable ou innocente : la jeune femme était très jeune – encore une adolescente, elle avait eu donné plusieurs versions différentes des événements puis s’était murée dans le silence. Sa condamnation à mort avait finalement été transformée en peine d’emprisonnement.

Dans le roman, le Dr Jordan, un médecin (aujourd’hui on parlerait sans doute plutôt un psychiatre) décide de remonter le fil de la mémoire de Grace pour essayer de découvrir si la jeune femme est réellement amnésique, et si elle est ou non coupable. On partage selon les chapitres le point de vue de Grace, qui est alors en prison depuis une quinzaine d’années, et qui raconte son histoire, et celui du médecin.

Dès le début, Margaret Atwood réussit à nous plonger dans une atmosphère particulière, assez lente et captivante. Grace raconte son histoire : aînée d’une famille d’immigrants irlandais, devenue domestique pour fuir la misère et son père alcoolique et violent. On la suit dans sa vie quotidienne, et on voit en parallèle le médecin qui l’écoute de plus en plus séduit par sa patiente. Les personnages sont complexes et bien ficelés. Le récit de Grace est ambigu, on ne sait pas si elle est la jeune fille naïve et douce qu’elle décrit, ou bien une manipulatrice hors pair. C’est un roman qui m’a plu, à la fois pour ses aspects psychologiques, mais aussi pour l’aspect historique qu’il décrit.

Les Dieux eux-mêmes (Isaac Asimov)

les dieux eux memes isaac asimov

J’ai eu envie de science fiction, cela faisait des années que je n’en avais pas lu – j’entends, de la science fiction pure et dure ! Je crois même que cela datait de mon adolescence ! Dans Les Dieux eux-mêmes, le problème de la production d’énergie a été réglé par une pompe qui fournit une énergie gratuite et inépuisable en échangeant des particules avec un mystérieux para-univers. Cela a permis de régler les différents problèmes de la production d’énergie, mais aussi du travail, de la pollution. Evidemment, cela semble trop beau pour être vrai et certains s’inquiètent des conséquences terribles que cette pompe pourrait avoir.

Le livre se découpe en trois parties, dans trois mondes différents ou des voix minoritaires essayent d’alerter sur les dangers de la pompe : un scientifique terrien, une entité d’une planète du para-univers et des Lunarites – la Lune ayant été colonisée par les humains. Vu le pitch, j’avais peur de ne pas entrer dans l’histoire, mais j’ai finalement complètement plongé, en tout cas dans les deux premières parties. En revanche, la troisième partie et surtout le dénouement m’ont un peu laissée sur ma faim. Malgré cette petite déception je suis contente d’avoir renoué avec la science fiction et cela m’a donné envie de poursuivre l’exploration !

Chroniques martiennes – Ray Bradbury

chroniques martiennes

J’ai poursuivi mon retour vers la science fiction avec Ray Bradbury et son recueil de nouvelles. J’avais lu Farenheit 451 au lycée – ou au collège ? – et j’en étais restée là. J’ai emprunté ce recueil de nouvelles un peu par hasard à la bibliothèque, en même temps que celui d’Asimov, et il s’est révélé être une bonne surprise !

Déjà, ce ne sont pas des nouvelles déconnectées les unes des autres. Les récits, plus ou moins longs, se suivent chronologiquement et retracent l’histoire de la colonisation de Mars par les humains à partir des années 2030. Et ce que j’ai aimé dans ces histoires c’est qu’elles nous racontent surtout une Amérique, celle des pionniers qui ont conquis les grandes étendues du continent en éliminant les populations indigènes. Intéressant !

En ce moment on a commencé à regarder la série Lost in space sur Netflix, qui est un peu l’antithèse : les colons qui quittent la Terre sont choisis en raison de leurs compétences dans tel ou tel domaine histoire de créer une meilleure société. Bref, j’ai pris les Chroniques martiennes comme un témoignage, moitié science fiction old school et moitié témoignage historique de la conquête US, et j’ai bien aimé !

Une réflexion sur “En juin j’ai lu…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s